L'organisation et la conduite de l'audite interne

L'organisation et la conduite de l'audite interne -livre-


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L’audit interne, défini officiellement comme une activité, est avant tout
une fonction de l’organisation et c’est avec des ressources appropriées
de celle-ci que l’audit interne est susceptible d’apporter le plus de valeur
ajoutée. L’audit interne doit vivre l’entreprise, être imprégné de sa culture, se
sentir concerné par tout ce qui la touche, ses succès comme ses difficultés ou
ses échecs. En conséquence, l’externalisation du service d’audit interne,
« association insolite de termes contradictoires » diraient d’aucuns, est à bannir.
En revanche, le recours ponctuel à des ressources et à des compétences
externes, lorsque la nécessité s’en fait sentir, est à recommander.
L’audit interne est une fonction qui présente de grandes spécificités et ne
peut être comparée à aucune autre. Elle dispose en fait des caractéristiques
d’une profession normée à l’échelle internationale : même définition,
mêmes standards professionnels, même code de déontologie ; un examen
mondialement reconnu, le CIA (Certified Internal Auditor), auquel est venu
s’ajouter pour les pays francophones le DPAI (Diplôme Professionnel de
l’Audit Interne) ; une évaluation régulière enfin de son bon fonctionnement
par des organismes indépendants.
Contrairement à une idée reçue, l’audit interne n’est pas une fonction
comptable et financière ou du moins n’est pas que cela. En effet, sa mission
consiste à analyser les risques, tous les risques, qu’ils soient opérationnels,
financiers ou de conformité, susceptibles d’affecter la réalisation des objectifs
fixés par l’organisation, puis à s’assurer qu’il existe un dispositif de contrôle
interne parfaitement adapté à sa situation et, si tel n’est pas le cas, à faire
toutes les propositions nécessaires pour y pourvoir.
Le problème de son rattachement fait l’objet, depuis des années, de grandes
controverses. Dans la mesure où l’audit interne s’est, au fil des ans, éloigné
du domaine comptable et financier, le rattachement à la direction financière
doit être abandonné au profit d’un rattachement à la Direction générale.
Cette évolution peut être clairement observée en France, où 77 % des services
d’audit interne sont rattachés à la direction générale ou au président duConseil si l’on en croit l’enquête effectuée par l’IfAcI en 2005, contre 15 % à
la direction financière. Elle est beaucoup moins marquée dans d’autres pays,
aux États-Unis notamment, où le rattachement à la direction financière
concerne encore 45 % à 50 % des entreprises.





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